Écologies de la lenteurExposition · Exhibition
2026
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Écologies de la lenteur, Adélard, Frelighsburg 2026. 
Membrane de bioplastique composée d’agar-agar, de teinture de saule et de glycérine végétale.
Membrane de bioplastique composée d’agar-agar, de teinture de saule et de glycérine végétale.
Membrane de bioplastique composée d’agar-agar, de teinture de saule et de glycérine végétale.
Membrane de bioplastique composée d’agar-agar, de teinture de saule et de glycérine végétale.
Membrane de bioplastique composée d’agar-agar, de teinture de saule et de glycérine végétale.
Membrane de bioplastique composée d’agar-agar, de teinture de saule et de glycérine végétale.
Membrane de bioplastique composée d’agar-agar, de teinture de saule et de glycérine végétale.

FR


Écologies de la lenteur

20.06.2026 – 26.07.2026


À l’étage de la grange, Guillaume Saur présente Écologies de la lenteur, une installation composée de plusieurs pièces où la matière végétale devient à la fois sujet, matériau et agent de transformation. Peuplier, saule, agrostide, mélilot, tournesol, fétuque : ces plantes indigènes, choisies pour leurs propriétés de phytoremédiation, possèdent la capacité d’absorber, de fixer ou de neutraliser certains contaminants présents dans les sols et les eaux. L’œuvre s’ancre ainsi dans une temporalité souterraine, celle des cycles biologiques et des réparations invisibles.


L’installation trouble les frontières entre matériau, résidu, support et œuvre. Elle réunit des images imprimées colorées de teintures végétales, des cadres en argile de papier, des socles en peuplier, des fragments de béton porteurs d’images, des semences ainsi que des fleurs de tournesol séchées. Les plantes deviennent tour à tour pigments, empreintes, supports, fragments, volumes, archives ou promesses de germination. À travers ces états successifs, l’œuvre fait apparaître une chaîne de métamorphoses où la transformation de la matière rappelle celle des cycles écologiques lents et devient le lieu d’une régénération.


Guillaume Saur pense ses œuvres comme des transferts, où le procédé permet de révéler une trace et de rendre perceptible la relation active entre un organisme et son milieu. En écho à la pensée du philosophe Baptiste Morizot, qui invite à reconnaître les diplomaties silencieuses du vivant, l’artiste ne considère pas les plantes comme de simples motifs, mais comme des présences agissantes, capables d’habiter un territoire et d’en modifier patiemment les conditions.
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​​Texte d'exposition: Gauthier Melin

Photos à droite : Éliane Excoffier


EN


Ecologies of Slowness

20.06.2026 – 26.07.2026


On the upper level of the barn, Guillaume Saur presents Écologies de la lenteur [Ecologies of Slowness], an installation composed of several works in which plant matter becomes at once subject, material, and agent of transformation. Poplar, willow, bentgrass, sweet clover, sunflower, fescue: these native plants, selected for their phytoremediation properties, have the ability to absorb, bind, or neutralize certain contaminants found in soil and water. The work is thus rooted in a subterranean temporality—that of biological cycles and invisible forms of repair.


The installation unsettles the boundaries between material, residue, support, and artwork. It brings together printed images colored with plant-based dyes, frames made of paper clay, poplar plinths, concrete fragments embedded with images, seeds, and dried sunflower heads. The plants become, in turn, pigments, imprints, supports, fragments, volumes, archives, or promises of germination. Through these successive states, the work reveals a chain of metamorphoses in which the transformation of matter echoes the slow rhythms of ecological cycles and becomes a site of regeneration.


Guillaume Saur conceives of his works as transfers, in which process reveals traces and makes perceptible the active relationship between an organism and its environment. Echoing the thinking of philosopher Baptiste Morizot, who calls for an awareness of the silent diplomacies of the living world, the artist approaches plants not as mere motifs, but as active presences—beings capable of inhabiting a territory and patiently reshaping its conditions.
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​​​Exhibition text : Gauthier Melin

Photos on the right: Éliane Excoffier